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Réforme Territoriale

Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 19:14

06 janvier 2011 - Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

 

Après le diktat imposé au Parlement, c’est à un véritable passage en force auprès des élus locaux auquel procède le gouvernement concernant la réforme des collectivités territoriales.

 

C’est en effet dès le 22 décembre, soit cinq jours après la publication de la loi au Journal officiel, que le conseil des ministres a examiné les dispositions de la réforme relatives à l’intercommunalité.

 

Comme l’indique le compte rendu du conseil des ministres, pour le gouvernement « la refonte de la carte intercommunale constitue l’une des mesures essentielles de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. »

 

Dans un contexte de cure d’austérité pour les finances locales, et sous couvert de simplification de l’organisation intercommunale par la suppression des syndicats mixtes et des syndicats intercommunaux considérés comme obsolètes, la loi a pour réelle finalité le transfert de 16 milliards d’euros de financement de missions de service public exercées à ce jour par ces différents syndicats vers des opérateurs privés, dans le cadre de délégations de service public. Il en résulterait une destruction des emplois publics qualifiés et statutaires correspondants.

 

De même, au motif de l’achèvement de la carte intercommunale, il s’agit de rattacher les dernières communes isolées à des établissements intercommunaux à fiscalité propre et de rationaliser le périmètre de ceux-ci, en donnant pour cela des pouvoirs exorbitants aux préfets, qui pourront faire fi de l’avis des communes concernées.

 

Au prétexte d’adaptation des structures à la diversité des territoires, la loi offre surtout la possibilité de transformer les grandes agglomérations en métropoles et de constituer en pôles métropolitains les établissements intercommunaux de plus de 300 000 habitants.

 

Pour le gouvernement, il s’agit, au service des intérêts du patronat, d’inscrire les métropoles françaises dans des critères de compétitivité économique de niveau européen (les 38 premières métropoles de l’Union européenne représentant moins de 1% de son territoire, le quart des emplois qualifiés, et le tiers de son PIB).

 

C’est donc à une véritable organisation métropolitaine du territoire, répondant avant tout aux exigences économiques de compétitivité du Medef et entraînant une destruction des services publics de proximité partout et pour tous, à laquelle répond cette loi de réforme territoriale.

 

En concentrant ainsi moyens et lieux de décisions sur les échelons de niveau européen, le gouvernement laisse par ailleurs de côté les zones rurales et les territoires urbains périphériques.

 

L’indispensable réforme des finances locales permettant une réelle solidarité entre territoires par des mécanismes renforcés de péréquation est la grande absente de cette réforme. Sont de mêmes laissés de côté les personnels territoriaux appelés à être transférés d’une collectivité à l’autre, qui ne bénéficieront pas de dispositions garantissant l’alignement par le haut des conditions d’emploi et de rémunération, carence qui amènera de nouvelles inégalités.

 

La démocratie locale et les principes du service public, et par là même la République décentralisée, sont profondément remis en cause dans le cadre d’un processus qui constitue une entreprise de recentralisation.

 

A terme, pour les citoyens et les usagers, il y aura d’un côté une France des métropoles, des territoires « gagnants », accumulant les richesses et les compétences, et, de l’autre côté, la France des territoires « perdants », cumulant affaiblissement des services publics et handicaps financiers, économiques, sociaux, culturels.

 

Cette réforme porte aussi une dynamique dangereuse de remise en cause des emplois statutaires de fonctionnaires en favorisant toujours plus la contractualisation des emplois qui seraient par ailleurs réduits progressivement aux missions dites régaliennes.

 

Pour la Fédération CGT des Services publics, l’heure est à la résistance citoyenne afin d’exiger une autre réforme répondant aux besoins grandissants de services publics pour le bien commun (petite enfance, aide à la personne, culture…). L’heure est à une réaction forte des élus locaux, des usagers, des personnels sur le devenir :
-  des politiques publiques
-  des agents mettant en œuvre ces politiques
-  du financement des missions
-  de la démocratie locale dans le cadre d’une République unitaire et décentralisée assurant une égalité de traitement, pour toutes et tous, sur l’ensemble du territoire national.

 

L’heure est aux mobilisations unitaires et aux débats citoyens pour faire vivre la démocratie locale et le service public territorial, dans le cadre d’un développement harmonieux et solidaire des territoires.

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Réforme Territoriale
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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 12:38

Le gouvernement est passé mercredi 22 décembre 2010 à la phase d'application de sa réforme territoriale, en adressant aux préfets des instructions pour qu'ils planchent sur la nouvelle carte de France de l'intercommunalité censée être achevée en juin 2013.

 

Le ministre qui pilote le dossier, Philippe Richert, a souligné devant le conseil des ministres que la refonte de la carte intercommunale est « l’une des mesures essentielles » de la loi sur la réforme territoriale publiée le 17 décembre au Journal officiel.

 

La circulaire de M. Richert aux préfets ne concerne pas la mise en place du très décrié conseiller territorial. Le tableau de répartition des nouveaux cantons n’a pas encore reçu le feu vert du Parlement.

 

Le ministre a fixé aux préfets plusieurs objectifs, principalement couvrir intégralement le territoire par des EPCI à fiscalité propre, supprimer les enclaves et les discontinuités, et rationaliser leurs périmètres.

 

Ce sera l’occasion de réduire le nombre des EPCI et de faire en sorte qu’ils atteignent une taille critique d’au moins 5.000 habitants, a précisé le ministre.
« 1.908 communes ne sont encore rattachées à aucun EPCI ».

 

Réduire de moitié le nombre de syndicats mixtes

 

« Les commissions devront aussi regarder la situation des syndicats mixtes » auxquels cotisent les communes membres, a-t-il ajouté. « Il y en a 15.378 en France », a-t-il précisé, jugeant qu’il y a eu « multiplication des structures et qu’il faut désormais en réduire le nombre de moitié, voire des deux tiers ».

 

Les trois départements de la petite couronne parisienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, sont pour le moment exclus de ces dispositions.
Ce sera au préfet de la région Ile-de-France d’assurer la cohérence de la carte intercommunale.

 

Avril 2011

 

Les préfets devront présenter le schéma avant avril 2011 aux CDCI composées d’élus qui pourront proposer des modifications.
Le schéma devra être arrêté au plus tard fin 2011.

 

« Au 1er juin 2013, tout le territoire national sera couvert par des intercommunalités plus cohérentes », assure M. Richert.

 

Si contrairement à la création du conseiller territorial la rationalisation de l’intercommunalité a reçu un accueil favorable, des élus se sont inquiétés de l’obligation qui sera faite à certaines communes de se rapprocher d’autres.

D’autres redoutent une forme de recentralisation en raison du rôle donné aux préfets.

 

Coproduction commission-préfet

 

« Le préfet aura un rôle prépondérant uniquement en cas de litige, mais tout le reste dépendra de la commission et aboutira à une coproduction commission-préfet », a assuré M. Richert.

 

Autre aspect de la réforme, l’organisation des relations entre communes et intercommunalités va changer. Si l’intercommunalité est renforcée avec l’élection au suffrage universel direct par fléchage des conseillers communautaires à partir de 2014, « la loi confirme le rôle de cellule de base de la démocratie qu’est la commune », fait valoir le ministre.

 

Nombreuses possibilités pour ceux souhaitant aller plus loin

 

De nombreuses possibilités sont données aux territoires qui souhaitent aller plus loin dans la coopération intercommunale avec la création des métropoles, des pôles métropolitains et des villes nouvelles, poursuit-il.


De la même manière, des départements ou des régions pourront fusionner s’ils le veulent.

 

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Réforme Territoriale
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 11:12

LOIS

 

LOI no 2010-1563 du 16 décembre 2010

de réforme des collectivités territoriales (1)

 

NOR : IOCX0922788L

 

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Vu la décision du Conseil constitutionnel no 2010-618 DC du 9 décembre 2010 ;

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

 

http://www.spterritoriaux.cgt.fr/spip.php?article4416

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Réforme Territoriale
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 10:41

Le Conseil constitutionnel est allé vite. Dix-sept jours après sa saisine par les parlementaires socialistes, il a rendu sa décision le 9 décembre.


Soixante-et-onze considérants pour une censure du seul article 6. Les sages de la rue Montpensier sanctionnent, là, le fameux tableau de répartition des conseillers territoriaux. En cause : des écarts «de représentation de population entre les départements d’une région « dans une mesure manifestement disproportionnée ».
Une orientation dans le droit fil de sa jurisprudence selon laquelle les différences de «poids démographique» parmi les élus d’une même assemblée ne peuvent dépasser 20 %.
Un Rubicon, selon le communiqué de l’institution, franchi dans six départements (l’Aude, le Cantal, la Haute-Garonne, la Mayenne, la Meuse et la Savoie) sans qu’aucun « impératif d’intérêt général ne vienne le justifier ».

« Il appartiendra donc au Parlement de débattre prochainement d’une nouvelle répartition du nombre de conseillers territoriaux », précisent Brice Hortefeux et Philippe Richert, ministres de l’Intérieur et chargé des collectivités territoriales. Mais les deux représentants du gouvernement se réjouissent, avant tout, que « l’essentiel de la réforme des collectivités territoriale ait été validé ».

 

Pas d’atteinte au principe de libre-administration
Pour le Conseil constitutionnel, le conseiller territorial n’implique « pas de tutelle de la région sur le département ». Quant à la présence du conseiller territorial, désigné lors d’un scrutin unique, au sein de deux assemblées territoriales différentes, le Conseil considère que le principe de libre-administration des collectivités territoriales « n’interdit pas au législateur de confier à un élu le soin d’exercer son mandat dans deux assemblées territoriales différentes ».

Par ailleurs, le juge constitutionnel rejette l’argument selon lequel la réforme territoriale supprimerait la clause de compétence générale des départements et des régions. Ce qui ne l’empêche de considérer que l’article 48 de la loi du 10 août 1871 ne crée pas de principe fondamental reconnu par les lois de la République garantissant au département « une clause générale ». En d’autres termes, on peut comprendre que le département n’a donc jamais joui de la compétence générale.

Enfin, le Conseil constitutionnel n’a pas jugé opportun de soulever d’office d’autres questions. Il juge toutes les autres dispositions de la loi attaquée, sur saisine des sénateurs socialistes conformes à la Constitution, notamment la création des métropoles et la modulation du financement des partis politiques liés au respect de la parité.

 

La Gazette des Communes

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 20:32

France 60 départements ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour non-respect du principe de libre-administration des collectivités locales, a annoncé le 5 octobre le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton (PS).

 

Les 58 départements de gauche, et deux de droite, la Haute-Loire présidée par Gérard Roche (divers droite) et la Meuse, présidée par Christian Namy (divers droite), ont entamé les démarches pour aller individuellement devant le conseil constitutionnel, a précisé Claudy Lebreton à l’issue d’une réunion de bureau de l’ADF. Il n’a pas exclu que d’autres départements de droite les imitent.

 

Les 60 présidents de conseils généraux sont en train d’adresser un courrier au conseil constitutionnel en saisissant la nouvelle disposition de la Constitution qui permet aux citoyens de saisir cette juridiction, a ajouté Claudy Lebreton. Leur démarche doit être validée par le conseil d’Etat. Certains ont déjà entamé une procédure auprès de tribunaux administratifs que devraient se déclarer incompétents, laissant le soin au conseil de constitutionnel de se prononcer. En cas de rejet du pourvoi par le conseil d’Etat, comme en cas de réponse négative du conseil constitutionnel, « nous irons devant la justice européenne », a averti le président de l’ADF.

 

Marie-Françoise Pérol-Dumont (PS), présidente du groupe de gauche de l’ADF, a souligné que parallèlement l’ADF soumet aux parlementaires une proposition de loi pour que l’Etat assure le financement des allocations de solidarité à la charge des départements, APA (allocation personnalisée d’autonomie), PCH (prestation de compensation du handicap) et RSA (revenu de solidarité active).

 

Rééquilibrage

Avec la saisine du conseil constitutionnel et la proposition de loi d’origine parlementaire (PPL), « il s’agit de donner deux signaux forts de notre volonté », a estimé Michel Dinet (PS), premier vice-président de l’ADF.

 

Selon l’ADF, les charges sociales obligatoires des départements devraient s’élever cette année à 13,68 milliards d’euros, l’Etat ne compensant que 7,64 milliards. Elle estime que sans rééquilibrage du financement des trois allocations individuelles de solidarité », « dans le cadre de la solidarité nationale », les départements « ne seront plus en mesure à court terme » de l’assurer.

 

Les difficultés financières des départements devraient être au cœur du congrès de l’ADF qui se tiendra cette année du 19 au 21 octobre en Avignon.

 

AFP

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 13:52

                                                                                                 

Monsieur Pierre IZARD

Président du Conseil Général

de la Haute-Garonne

 

                                                                                     Toulouse le 24 septembre 2010

 

            Monsieur le Président,

 

 

Le projet de loi de réforme des collectivités locales, entré en discussion en janvier 2010 au Sénat, est examiné en deuxième et dernière lecture par l’Assemblée Nationale lors de sa session extraordinaire de septembre 2010.

 

Le vote des Députés sur ce projet, en deuxième lecture, interviendra le mardi 28 septembre 2010 lors de la séance de 15 h de l’Assemblée Nationale.

 

Lors de son examen en moins de 9 heures par l’Assemblée Nationale, les Députés ont apporté de profondes modifications au texte adopté par le Sénat au mois de juillet 2010. Comme l’avait indiqué Nicolas Sarkozy avant même le vote des Sénateurs, en cas de désaccord entre les deux assemblées, et dans le respect de la constitution, c’est le texte adopté en dernière lecture par les Députés qui aura force de loi.

 

Les  7 « Métropoles » françaises de plus de 500 000 habitants sont au cœur du projet de loi, ceci au détriment des Régions et des Départements appelés à fusionner. Leur finalité véritable est, dans un monde soumis à la mondialisation financière et la globalisation de l’économie, de créer des «  territoires de compétitivité » au seul bénéfice des plus grandes entreprises en cherchant à attirer les emplois qualifiés et les capitaux financiers.

 

Les 38 premières métropoles de l’Union Européenne représentent moins de 1% de son territoire, le quart des emplois qualifiés, et le 1/3 de son PIB. Pour le gouvernement et le Medef, il convient donc d’inscrire au travers du projet de loi de réforme territoriale les métropoles françaises dans des critères de compétitivités économiques de niveau européen et, pour le  Grand Paris, de niveau international.

 

C’est donc à une véritable organisation « métropolitaine » du territoire, répondant avant tout aux exigences économiques de compétitivité du Medef et entraînant une destruction des services publics de proximité partout et pour tous, que répond ce projet de loi. Pour les citoyens et les usagers, il y aura d’un côté une France des Métropoles,  des territoires « gagnants »  accumulant les richesses et les compétences et, de l’autre côté, la France des territoires  « perdants », cumulant désengagement des services publics et handicaps économiques, sociaux, culturels…

 

Cette nouvelle organisation territoriale, au travers les différents moyens qui permettront dés le 1er janvier 2012 la création de sept Métropoles, conduit aussi à « rationnaliser » l’organisation actuelle des collectivités territoriales en accélérant les possibilités de fusion entre elles (EPCI, communes nouvelles, départements, régions).

 

D’un autre côté, les réformes engagées en matière de financement des collectivités locales, réforme de la taxe professionnelle en 2010, gel des dotations de l’Etat aux collectivités locales en 2010, n’ont pour finalité que « d’inviter » ces dernières à s’inscrire dans le projet de loi de réforme des structures.

 

C’est donc à une véritable « recentralisation » autoritaire par encadrement administratif et financier de la part de l’Etat à laquelle vont être soumises les collectivités locales avec des suppressions de compétences et des réductions drastiques de personnels. Le tout induira inévitablement la disparition de nombreuses politiques publiques qui permettent d’assurer une certaine cohésion territoriale et sociale.

 

Pour la Fédération des Services Publiques CGT, le vote des Députés ne peut intervenir sans une interpellation forte des élus locaux sur le devenir :

-    des politiques publiques ;

-    des agents les mettant en œuvre ;

-    de l’organisation territoriale des collectivités locales, dans le cadre d’une République unitaire assurant une égalité de traitement partout, pour toutes et tous, sur l’ensemble du territoire national, et ceci dans le respect d’une véritable décentralisation impliquant la libre administration des collectivités locales et leur autonomie financière.

 

Nous vous invitons par conséquent à faire du mardi 28 septembre une journée noire des collectivités locales. Notre organisation est pour sa part disponible pour toute initiative citoyenne permettant de défendre et de développer la démocratie locale de plein exercice, le service public territorial, ses agents et son financement solidaire.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

                                                                                              Pour le Syndicat CGT CG31,

 

                                                                                              Stéphane Furlan

 

 

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 09:06

Droite et gauche sénatoriales, sauf les communistes, sont tombés d'accord le 28 janvier 2010 pour voter l'élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires prévue par le projet de loi de réforme des collectivités territoriales.

Les conseillers communautaires sont les représentants des communes qui siègent dans les conseils des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, c’est-à-dire  :

  • les communauté urbaines, 
  • les communautés d’agglomération, 
  • les communautés de communes 
  • les futures métropoles.

Leur élection aura lieu dans le cadre des élections municipales par un système de « fléchage » amenant les premiers de liste à siéger au conseil municipal et au conseil communautaire. Ceci afin de ne pas créer une nouvelle circonscription intercommunale.

Auparavant ces conseillers étaient élus par les conseils municipaux de chaque commune selon un mode de scrutin propre à chaque type de structure intercommunale.

 Consensus

Les sénateurs PS ont voté un dispositif qu’ils avaient déjà proposé quand la gauche était au pouvoir au début des années 2000 et qui avait été alors refusé… par le Sénat.

 Cela « permettra de renforcer la légitimité des intercommunalités auprès de nos concitoyens car ils participeront directement à l’élection des conseillers municipaux qui seront délégués communautaires », a justifié le rapporteur UMP Jean-Patrick Courtois.

Après la tempête de la veille contre le conseiller territorial, c’est le consensus qui a dominé en ce 28 janvier. Seul le groupe CRC-SPG (communistes et du parti de gauche) a voté contre l’article 2 instaurant cette élection.

Article 3 Collomb-Hérisson

Sur l’article 3 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein des conseils communautaires, ce sont même des amendements identiques, très techniques, l’un PS porté, par le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, et l’autre UMP, porté par Pierre Hérisson, qui ont été votés au terme d’une discussion trans-groupes.

« Sur l’article 3 il s’est passé le contraire que sur l’article 1 car il y a eu un travail de concertation approfondie avec les associations d’élus », a expliqué Jean-Pierre Sueur (PS).

L’amendement Collomb-Hérisson fixe les règles de répartition des sièges des conseils communautaires. Les communes membres pourront néanmoins déroger à ces règles et fixer librement cette répartition si elles parviennent « à un accord à l’amiable », selon un autre amendement du rapporteur Courtois (UMP) voté.

Au moins un siège pour les petites communes

Les sénateurs ont ainsi profondément modifié le texte du gouvernement en votant une répartition des sièges en fonction de la population, avec au moins un siège pour les petites communes et en évitant qu’une commune-ville devienne prépondérante. C’est ce que demandaient les associations d’élus locaux, notamment de gauche. Alain Marleix (Collectivités territoriales) a du se rallier à ces aménagements.

Le texte originel prévoyait une autre répartition et les communes ne pouvaient y déroger.

AFP/Gazette des Communes

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