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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 09:07

Vivre dignement ma retraite : 60 ans à taux plein, j’y tiens !


Discutons et décidons ensemble des suites !

L’opinion publique a clairement manifesté, à plusieurs reprises, son rejet massif du projet gouvernemental des retraites. Les journées de manifestations et de grèves des 7 et 23 septembre, du 2 octobre en ont fait la démonstration exemplaire. Tous les sondages pointent que plus de 70 % des salariés sont opposés au report de l’âge légal de départ en retraite à 62 ans.


Plutôt que d’en tenir compte, le gouvernement campe sur une position hautaine de refus du dialogue, répétant à tout va que « les manifestants se trompent », que les salariés « n’auraient pas compris » et qu’il s’agit de « faire de la pédagogie ». S’il concède du bout des lèvres que le projet peut être « amélioré » à la marge, la seule pédagogie dont il use et abuse, c’est celle du mensonge.


Face à cette attitude aussi méprisante qu’irresponsable, la CGT s’adresse aux salarié(e)s


Votre intervention dans la mobilisation collective des prochains jours va être déterminante. Lors des mobilisations des mois de septembre et le formidable rassemblement du samedi 2 octobre, vous avez été plus de 3 millions à participer aux manifestations, pour certains d’entre vous, pour la première fois.

La mobilisation s’est élargie à un grand nombre d’entreprises et de localités. Le conflit rentre dans une nouvelle phase dans la mesure où le gouvernement veut clore le sujet dans les tous prochains jours par un vote au Sénat qui pourrait intervenir le 15 octobre.


Aujourd’hui, il est indispensable d’accélérer le rythme et l’intensité des mobilisations unitaires.


C’est pourquoi la CGTvous appelle à faire du mardi 12 octobre une grande journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles unitaires dans tout le pays, à préparer sur chaque lieu de travail.


Avec vous, gagner une réforme juste et efficace, c’est possible.

La CGTvous propose de discuter partout du principe d’arrêts de travail

Il est donc nécessaire que se généralisent dès le mardi 12 octobre des assemblées générales et des consultations de salariés dans les entreprises. À nous, à vous de définir ensemble les revendications, le rythme, les formes et les modalités de la reconduction de l’action.


Parallèlement, elle prend des dispositions pour installer dans les localités des points de rencontres publics permettant d’assurer la permanence de la mobilisation contre le projet de loi actuel sur les retraites.


Là aussi, nous avons besoin de votre engagement.



Pour que leur engagement soit le plus efficace et pérenne, plusieurs milliers de salariés ont choisi, dans le cadre de leur mobilisation pour les retraites, de se syndiquer et de rejoindre la CGT.

Pour vous défendre, faire prévaloir la justice sociale, nous vous invitons à envisager, à votre tour, votre adhésion à la CGT.



 

Retraites : slogans et mensonges du gouvernement
Quelques rappels


« On vit plus longtemps, il est donc normal de travailler plus longtemps ».
Avant de travailler plus longtemps, il faudrait déjà pouvoir travailler tous et vivre pleinement sa vie, ses choix, au travail et à la retraite. L’affirmation gouvernementale repose sur l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance, mais ce n’est pas le bon indicateur. Ce qui est primordial en matière de retraite, c’est l’espérance de vie en bonne santé, or celle-ci est par exemple de quatorze ans pour les ouvriers de 50 ans, soit 64 ans. Autrement dit, l’effet direct de la réforme serait d’amputer de moitié la durée de retraite en bonne santé des ouvriers...


« La loi reconnaît la pénibilité du travail ».
Le gouvernement ne prévoit qu’une prise en compte des salariés qui se verraient reconnaître une invalidité à hauteur de 20 % avant l’âge de départ en retraite. Il refuse ainsi aux salariés concernés qui ont une espérance de vie de sept ans inférieure aux autres le droit à une retraite en pleine santé.


« Cette réforme garantie les retraites pour les dix ans à venir ».
Malgré les sacrifices demandés aux salariés, la réforme ne répond pas aux besoins de financement des régimes. Le gouvernement transfère les déficits à une caisse d’amortissement à long terme (CADES), pompe les ressources du fonds de réserve des retraites et de l’assurance- chômage.


« Cette réforme assure la justice sociale ».
Dans le scénario imaginé par l’Elysée, la majeure partie de l’effort pour assurer l’équilibre des régimes serait à la charge des salariés (85 % en 2020 contre 15 % pour les entreprises et les hauts revenus). Le recul de l’âge de départ à la retraite priverait un million de jeunes d’embauche et elle pénaliserait massivement les femmes dont la vie professionnelle est marquée par les inégalités, la précarité.


« Le gouvernement a beaucoup débattu avec les partenaires sociaux ».
Le gouvernement a refusé de mettre ensemble autour d’une table les organisations syndicales, tant de salariés que patronales ; il n’y a eu que très peu de rencontres avec les organisations syndicales de salariés et lors de ces discussions, toutes les propositions amenées par la CGT ont été balayées d’un revers de main.


« Aucune autre solution n’est possible ».
La CGT l’a démontré : une autre politique de l’emploi, et des mesures concernant le mode de financement seraient de nature à garantir et améliorer les droits à retraites pour l’ensemble des générations. Cela paraît d’autant plus accessible que les économistes prévoient un doublement de la productivité du travail d’ici 2050,ce que le gouvernement feint d’ignorer.


« La réforme améliorera le sort des femmes ».
La loi sur l’égalité salariale hommes/femmes de 2006 prévoyait de supprimer avant le 31 décembre 2010 les écarts de salaires entre les femmes et les hommes par le biais de négociations notamment au niveau des entreprises. Mais le texte gouvernemental supprime l’échéance du 31 décembre 2010... Les mesures contenues dans le texte sont inspirées de celles en vigueur pour les seniors à l’entreprise, dont on connaît la piètre efficacité. Les femmes demeureront massivement pénalisées par la réforme.


Nous connaissons un mouvement social unitaire inédit. L’ensemble des organisations syndicales est engagé depuis plusieurs mois dans cette bataille. Elles sont unies pour dire que ce projet est brutal, injuste et inacceptable. Comme vous, elles sont déterminées à obtenir un véritable débat et la prise en compte d’alternatives permettant de garantir l’avenir de notre système de retraite par répartition.


La CGTvous propose de discuter partout du principe d’arrêts de travail.

Mardi 12 octobre 2010
Grande journée de grèves et de manifestations


Décidons ensemble des suites !

 

 

 

 


Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Actions en cours...
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:35

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics


Le 30 septembre, s’est tenue la première réunion de travail sur la transposition de la réforme de la catégorie B pour le cadre d’emplois des rédacteurs. La Fédération Cgt des Services publics, en préambule des travaux, a interrogé le Gouvernement sur la durée de validité de l’examen professionnel de rédacteur et le sort réservé aux lauréats de cet examen. Le Gouvernement a acté le fait que la validité de l’examen professionnel ne soit plus limitée dans le temps.


Concernant l’avenir des lauréats de cet examen, nous avons exigé que les agents soient nommés hors quota. Le Gouvernement va interroger le collège employeur étrangement absent autour de la table lors de la réunion du 30 septembre.

La Fédération Cgtdes Services publics a, dès le début des travaux de la réforme de la catégorie B pour le versant « territorial », exigé une prise en compte des agents lauréats de l’examen professionnel de rédacteur. La Cgt a interpellé par courrier le ministre et le président de l’AMF sur cette situation et lancé une pétition nationale qui a recueilli plusieurs centaines de signatures.


La Fédération Cgt des Services publics se félicite que la mobilisation des personnels ait contraint le Gouvernement à revoir sa copie. C’est un retour au respect des règles statutaires et une juste reconnaissance professionnelle des lauréats.


La Fédération Cgt des Services publics réaffirmera ses positions sur le devenir des agents lauréats de l’examen professionnel des rédacteurs lors de la prochaine réunion du groupe de travail " réforme catégorie B cadre d’emplois des rédacteurs " programmée le 9 novembre prochain.


Elle invite l’ensemble des agents territoriaux à se mobiliser pour une véritable réforme des carrières et de la grille indiciaire et à s’inscrire encore plus nombreux dans le processus de mobilisation sur les retraites.


Montreuil, le 6 octobre 2010

 

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Actualités générales
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 20:32

France 60 départements ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour non-respect du principe de libre-administration des collectivités locales, a annoncé le 5 octobre le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton (PS).

 

Les 58 départements de gauche, et deux de droite, la Haute-Loire présidée par Gérard Roche (divers droite) et la Meuse, présidée par Christian Namy (divers droite), ont entamé les démarches pour aller individuellement devant le conseil constitutionnel, a précisé Claudy Lebreton à l’issue d’une réunion de bureau de l’ADF. Il n’a pas exclu que d’autres départements de droite les imitent.

 

Les 60 présidents de conseils généraux sont en train d’adresser un courrier au conseil constitutionnel en saisissant la nouvelle disposition de la Constitution qui permet aux citoyens de saisir cette juridiction, a ajouté Claudy Lebreton. Leur démarche doit être validée par le conseil d’Etat. Certains ont déjà entamé une procédure auprès de tribunaux administratifs que devraient se déclarer incompétents, laissant le soin au conseil de constitutionnel de se prononcer. En cas de rejet du pourvoi par le conseil d’Etat, comme en cas de réponse négative du conseil constitutionnel, « nous irons devant la justice européenne », a averti le président de l’ADF.

 

Marie-Françoise Pérol-Dumont (PS), présidente du groupe de gauche de l’ADF, a souligné que parallèlement l’ADF soumet aux parlementaires une proposition de loi pour que l’Etat assure le financement des allocations de solidarité à la charge des départements, APA (allocation personnalisée d’autonomie), PCH (prestation de compensation du handicap) et RSA (revenu de solidarité active).

 

Rééquilibrage

Avec la saisine du conseil constitutionnel et la proposition de loi d’origine parlementaire (PPL), « il s’agit de donner deux signaux forts de notre volonté », a estimé Michel Dinet (PS), premier vice-président de l’ADF.

 

Selon l’ADF, les charges sociales obligatoires des départements devraient s’élever cette année à 13,68 milliards d’euros, l’Etat ne compensant que 7,64 milliards. Elle estime que sans rééquilibrage du financement des trois allocations individuelles de solidarité », « dans le cadre de la solidarité nationale », les départements « ne seront plus en mesure à court terme » de l’assurer.

 

Les difficultés financières des départements devraient être au cœur du congrès de l’ADF qui se tiendra cette année du 19 au 21 octobre en Avignon.

 

AFP

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Réforme Territoriale
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 10:29

Samedi 2 octobre, salariés ou autres citoyens, jeunes ou plus âgés, issus du public ou du privé, de grandes ou de petites entreprises, en famille ou entre collègues, c’est une nouvelle fois près de 3 millions de manifestants qui sont descendus dans la rue pour crier leur opposition au projet de réforme des retraites.

 

Plus de 230 manifestations ont été recensées dans tout le pays, dans les grandes ou petites villes. Cette multiplication des rassemblements démontre à l’évidence une conviction et une détermination ancrée.

 

Des milliers de salariés ont participé à leur première manifestation. Cette mobilisation résolue et grandissante ne peut rester sans réponse. Le gouvernement doit maintenant prendre la mesure de la colère des salariés et citoyens de ce pays.

 

La CGT, aux côtés des salariés, appelle les sénateurs à mesurer l’enjeu social et démocratique du mouvement : il ne peut pas y avoir d’abîme entre la volonté profonde des citoyens de ce pays et la représentation nationale.

 

Le mépris ne peut pas être une nouvelle fois la réponse aux millions de manifestants.

L’ouverture de négociations doit intervenir dans les plus brefs délais. La CGT y défendra des propositions permettant de garantir la pérennité de notre système de retraite par répartition, pour le maintien du droit au départ à 60 ans, avec un niveau de pension permettant de vivre dignement, la reconnaissance de la pénibilité.

 

Pour poursuivre l’élargissement de la mobilisation unitaire la CGT appelle l’ensemble des salariés à débattre dans les territoires et dans les entreprises et décider de nouvelles actions unitaires. La CGT appelle à faire du mardi 12 octobre, par la grève et les manifestations, un moment déterminant pour la suite de la mobilisation.

 

Montreuil, le 2 octobre 2010 à 18h15

Par Syndicat CGT Conseil Général 31 - Publié dans : Actions en cours...
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 09:05

Monsieur le Ministre,

 

Malgré les fortes mobilisations des 7 et 23 septembre et les précédentes journées d’action du printemps, et en dépit de premiers aménagements bien insuffisants obtenus par le rapport de force, le gouvernement auquel vous appartenez campe sur ses positions, pourtant rejetées massivement par la population.

 

- Sur les retraites, il n’est toujours question que de recul de l’âge légal et de celui du taux plein, d’augmentation de la durée de cotisation et du taux de cotisation de la fonction publique, de remise en cause des droits familiaux, de nivellement par le bas… Le seul objectif du gouvernement étant de baisser le niveau des pensions.
- Sur les salaires, le gouvernement a décidé le gel du point d’indice sur les prochaines années et ne règle en rien le contentieux accumulé depuis 2000.
- Sur l’emploi, c’est la poursuite d’une politique effrénée de suppression de postes, détériorant les conditions de travail et mettant en péril la qualité du service public rendu, alors même que la porte de la titularisation et de la résorption de la précarité est a priori entrouverte.
- Avec la suppression de la taxe professionnelle et le projet de réforme des collectivités territoriales, le gouvernement a décidé de porter un coup fatal, au service public local et à la fonction publique territoriale.

Pour notre organisation, le vote de l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif aux retraites ne clôt pas le dossier et la bataille continue.

 

Tout cela, dans un contexte où le gouvernement persiste à vouloir faire payer la crise à la majorité de la population qui n’y est pour rien et a annoncé le gel des dépenses publiques pour les 3 années à venir.

Le progrès social, l’intérêt général et la solidarité appellent des choix en rupture avec ceux mis en œuvre actuellement.

 

De ce fait, notre Fédération a décidé de mettre à la disposition des personnels des services publics territoriaux un préavis de grève leur permettant de décider des formes à donner à la nouvelle phase du processus de mobilisation, sans exclure aucune modalité, y compris la grève reconductible. En conséquence, la Fédération CGT des Services Publics dépose des préavis de grève reconductibles de 00h à 24h concernant l’ensemble des agents des services publics territoriaux pour les journées des mercredi 6, jeudi 7, vendredi 8, samedi 9, dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 octobre 2010, pour la satisfaction des revendications suivantes :


- Pour tous, privé et public, le droit à la retraite à 60 ans à 75 % pour une carrière complète, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité et aucune pension inférieure au SMIC revendiqué par la CGT.
- Un financement mettant fortement à contribution les profits et les hauts revenus.
- Le maintien et l’amélioration du Code des Pensions, de la CNRACL et de l’IRCANTEC.
- Des augmentations salariales assises sur la valeur du point, permettant le rattrapage des pertes subies depuis des années.
- Un plan de titularisation, la résorption de la précarité, une limitation stricte du recours au non-titulariat.
- Des finances publiques permettant de répondre aux besoins de la population et à l’intérêt général, ce qui implique le refus de tout gel.
- L’abandon du projet de réforme des collectivités locales et une réforme de leur financement fondé sur la solidarité entre territoires garantissant l’égalité d’accès aux services publics.

 

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations

 

Pour la Fédération CGT des Services Publics,
Baptiste TALBOT,
Secrétaire général

 

Montreuil, le 30 septembre 2010

 

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