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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 10:45

Union Départementale Cgt de la Haute-Garonne

  

Lettre ouverte à tous les élus du département de Haute-Garonne, Conseillers généraux, Conseillers régionaux, Maires, Députés, Sénateurs

 

           

Mesdames et messieurs les élus,

 

 

            Après la loi sur les finances, et notamment la suppression de la taxe professionnelle, qui porte un coup préjudiciable au bon fonctionnement et à l’autonomie des collectivités, l’Union Départementale CGT de la Haute-Garonne continue de dénoncer la loi de réforme des Collectivités Territoriales qui vise à réduire les Services Publics, les personnels, et la démocratie locale.

Nous analysons déjà que cette loi :

> entraîne une régression démocratique (par la baisse du nombre d’élus et leur éloignement des populations) ;

> déséquilibre les territoires au détriment des zones rurales ;

> place les territoires dans une logique de compétition au détriment des notions d’égalité et de péréquation ;

> complexifie le paysage institutionnel en créant 4 nouvelles catégories de structures et en donnant des outils pour en inventer de nouvelles (fusion département/région …) ;

> génère des Métropoles « de compétitivité » au détriment du développement de territoires de solidarité ;

> permet des transferts de compétences entre collectivités, donc de services et de personnels, dans un contexte de baisse des budgets publics qui pourrait contraindre certaines collectivités à réduire leurs personnels en utilisant la loi sur la Mobilité ;

> limite les compétences de certaines collectivités (conseil général et conseil régional) ;

> encourage les collectivités à mutualiser leurs services fonctionnels, notamment par la création de syndicats mixtes communs, menaçant de fait les emplois et les missions de service public ;

> représente une attaque frontale contre le statut de la Fonction Publique, garant de la compétence et de l’impartialité des agents publics.

 

L’Union Départementale CGT de la Haute-Garonne analyse aussi que l’application de cette loi laisse des leviers institutionnels aux élus locaux, notamment sur la création de la Métropole, et des structures intercommunales, la fusion des collectivités, la manière dont les collectivités vont conventionner entre elles la répartition de leurs compétences, de leurs financement, et donc des services qui les rendent.

 

Notre syndicat analyse que cette loi obéit à une idéologie ne visant qu’à réduire la démocratie locale et les services publics, à l’image de ce que l’Etat a déjà initié dans ses propres administrations par la Réforme Générale des Politiques Publiques. L’Union Départementale CGT de la Haute-Garonne vous demande donc de vous opposer à l’application de cette loi et d’utiliser tous les leviers institutionnels, y compris le vote des budgets, pour en détourner la portée néfaste pour les collectivités locales, les missions de service public, et les usagers, et, pour faire porter la responsabilité de la dégradation financière des collectivités sur l’Etat, véritable instigateur de la casse du service public. Nous vous demandons, enfin, d’organiser un vaste débat citoyen dans toutes les collectivités que vous administrez, ouvert aux fonctionnaires et aux populations, dans lequel notre syndicat prendra toute sa place.

 

 

Pour le bureau de L’UD CGT 31

La Secrétaire Générale

                                                                                                                                                                                    Gisèle Vidallet

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 19:31

A la demande du président de la République, une délégation de la CGT* a été reçue lundi 28 février.

 

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de Nicolas Sarkozy d’afficher « une reprise de contact » avec les syndicats après leur opposition unanime contre la réforme des retraites et la mobilisation persévérante de millions de salariés durant le dernier semestre de 2010.

Pourtant demandeur de cet entretien, le Chef de l’Etat n’a pas davantage laissé entendre qu’il était plus réceptif qu’auparavant aux revendications et aspirations exprimées par la CGT.

Qu’il s’agisse de la situation de l’emploi, du pouvoir d’achat, l’entretien confirme de réelles divergences d’appréciation tant sur la situation actuelle que sur les réponses à y apporter. Le président de la République minore largement la responsabilité des entreprises dans la situation sociale actuelle.

 

La délégation a concentré ses interventions sur :


- Notre rejet d’un pacte dit de « compétitivité » que nous qualifions de pacte d’austérité, susceptible d’être adopté par les gouvernements en Europe et qui vise partout a faire payer les conséquences de la crise aux salariés en s’attaquant à leurs droits en matière de retraite, de salaires, de temps de travail, de budget public ... La CGT a redit sa détermination à combattre cette politique avec les autres syndicats d’Europe, notamment par l’euro manifestation du 9 avril à Budapest organisée par la CES. La France est d’autant plus malvenue à culpabiliser les salariés sur leur compétitivité que les employeurs du CAC 40 sont les mieux rémunérés de tous les européens, que les dividendes annoncés pour les actionnaires s’annoncent en record pour cette année alors que parallèlement l’austérité salariale et la précarité se généralisent.

 

 

- Notre mécontentement sur la situation de l’industrie qui fait désormais apparaître la France dans les derniers pays européens. La CGT a protesté contre le choix du gouvernement de relayer officiellement les thèses du Medef (au travers de la Conférence nationale de l’Industrie) qui s’efforce de justifier les fermetures d’entreprises par un coût du travail qui serait trop élevé au regard des autres pays, et notamment de l’Allemagne. La CGT a rappelé qu’à ce jour, aucune suite concrète n’a été donnée à notre proposition de créer une nouvelle filière industrielle pour la déconstruction des navires pourtant relayée par le Grenelle de la Mer.

 

- Le projet « dépendance ». la CGT a redit la nécessité d’inscrire la réflexion et les futures mesures au sein de la sécurité sociale et, selon ses principes fondateurs aussi bien pour les prestations que pour ses règles de financement, la CGT considère que l’ensemble des personnes « en perte d’autonomie », et pas seulement les plus âgés, devraient être pris en considération. Si le Président s’est efforcé d’entretenir un certain flou sur les principes de base, il a bien confirmé l’intention de recourir à de nouveaux financements (CSG, assurance …) qui auront des conséquences pour les salariés.

 

- Le conflit de la SNCM. La CGT a jugé inacceptable que l’Etat, présent pour 25 % du capital, demeure silencieux sur l’avenir de l’entreprise qui suscite une grève de plusieurs semaines. Il y a urgence à organiser la table ronde revendiquée par les personnels et les collectivités territoriales.

 

Montreuil, le 28 février 2011

 

* La délégation de la CGT était composée de Bernard THIBAULT, Nadine PRIGENT, Mohammed OUSSEDIK

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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 18:57

La Cour des Comptes vient de rendre son rapport annuel. Elle a adressé un carton rouge à plusieurs établissements publics, dont le CNFPT – Centre National de la Fonction Publique Territoriale – en formulant 6 recommandations.

 

Cette stigmatisation du CNFPT est inadmissible.

 

Elle est malheureusement logique de la part de la Cour des Comptes. En effet, la Cour des Comptes, présidée par Didier MIGAUD (père de la LOLF, ancien député socialiste de l’Isère et ancien président de la commission des finances de l’Assemblée nationale), veille à la mise en œuvre d’une politique de réduction drastique des services publics, de casse de la Fonction publique avec la RGPP et de baisse des dépenses publiques.

 

Les constats faits par la Cour des Comptes traduisent sa logique libérale.

 

1. Accélérer la mise en œuvre de la loi Hortefeux
Plutôt que de dénoncer les conséquences négatives de la loi Hortefeux de 2007 sur la formation des fonctionnaires territoriaux et la réduction drastique de la formation d’intégration pour les agents des catégories A et B, que tout le monde reconnaît aujourd’hui désastreuse, la Cour des Comptes demande au CNFPT d’accélérer la mise en œuvre de cette loi néfaste.
Elle encourage la fin de la mutualisation des moyens dont est garant le CNFPT par l’appréciation positive qu’elle a de l’exigence des grandes collectivités d’une demande de retour sur cotisation.
Elle encourage la transformation de la nature du CNFPT en en faisant un " prestataire " au service des employeurs locaux plutôt que le garant d’un service public de la formation professionnelle au bénéfice exclusif de la Fonction publique territoriale et de ses missions.
Elle constate la baisse d’activités des ENACT et, plutôt que de dénoncer la suppression de la FIA des cadres territoriaux, elle suggère la fermeture d’une partie des écoles en considérant « trop floue la mise en place du réseau des écoles » et en recommandant « une adéquation des moyens en place au champ, désormais réduit, des missions ». Dans le même temps, l’honorable Cour fait l’impasse sur l’augmentation importante de l’activité du CNFPT entre 2006 et 2010 (+ 42,1% de journées formation !).

 

2. Organiser la privatisation de la formation professionnelle
La Cour des Comptes le dit clairement « La formation est une activité de production de services marchands ouverte à la concurrence. Le CNFPT, chargé d’une mission de service public pour laquelle il bénéficie de droits spéciaux, doit se mettre en conformité avec la directive européenne et se soumettre à l’obligation de tenir des comptes séparés ». Cette " injonction " est l’application servile de l’AGCS, émanation des directives du FMI !
La Fédération CGT des Services publics récuse cette conception de la formation professionnelle des fonctionnaires territoriaux. La formation professionnelle des fonctionnaires territoriaux est un service public qui, comme tous les services publics de notre pays, doit bénéficier d’un cadre juridique protecteur qui garantit son monopole public.

 

3. Organiser le démantèlement du CNFPT
Les recommandations concernant l’établissement lui-même vont toutes dans le même sens de la logique libérale de la Cour des Comptes :
 - privatisation et externalisation des services logistiques de l’établissement (restauration et hébergement) ;
 - réduction des effectifs avec une attaque ciblée contre les personnels du siège ;
 - incitation à la mise en place d’un salaire au mérite (régime indemnitaire modulé selon les   résultats) et suppression de la notation des agents ;
 - attaque contre les organisations syndicales internes du CNFPT et son Comité des Œuvres Sociales.

 

4. Etrangler financièrement le CNFPT
La sixième recommandation de la Cour des Comptes concerne la baisse de la cotisation de 1% dont il faut rappeler qu’elle n’est plus intégralement perçue par le CNFPT puisqu’il est contraint d’en reverser une partie aux centres de gestion pour l’organisation des concours.
Ce n’est pas d’une baisse de la cotisation du CNFPT dont a besoin la formation professionnelle des fonctionnaires territoriaux, c’est d’une augmentation. La Fédération CGT des Services publics rappelle sa revendication d’une augmentation à 3% de la cotisation.

 

La fédération CGT des Services publics dénonce les constats portés par la Cour des Comptes qui visent à accélérer la casse du statut de la Fonction publique territoriale, privatiser le service public de la formation professionnelle, démanteler le CNFPT et l’étrangler financièrement. Elle dénonce la logique de RGPP que traduit ce rapport.

 

En attaquant le CNFPT, c’est tous les fonctionnaires territoriaux que la Cour des Comptes attaque. Or, les fonctionnaires territoriaux ont été, comme les agents des Ports et Docks de Marseille, à la pointe du combat contre la réforme des retraites à l’automne dernier.

 

C’est pourquoi la Fédération CGT des Services publics adresse un CARTON ROUGE à la Cour des Comptes.

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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 18:55

La détermination de la CGT et de l’ensemble des organisations syndicales aura été payante. En effet, lors du comité de suivi de l’accord « Santé, sécurité au travail dans la Fonction Publique », le secrétaire d’Etat G. TRON a annoncé la création des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail au 1er janvier 2012 dans la Fonction Publique Territoriale comme déjà acté sur le versant Etat.

 

Ce nouveau droit acquis nous permet d’exiger dans le futur décret CHSCT les moyens nécessaires aux représentants CGT afin d’œuvrer efficacement dans la nouvelle instance. Il marque une nouvelle étape pour l’application dans la Fonction publique de l’intégralité des dispositions du Code du Travail en matière d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail.

 

Le rôle et les missions des CHSCT seront applicables dès parution du décret 85/603 modifié (courant 2011) et l’ensemble du décret applicable dès le 1er janvier 2012.

 

Dès aujourd’hui, travaillons pour faire que le droit à la santé au travail soit effectif en exigeant :

- l’évaluation des risques sur la collectivité (droit depuis 2001)

- la rédaction du Document Unique d’Evaluation des risques et sa mise à jour annuellement, lors de tout changement modifiant les conditions de travail

- une enquête immédiate lors de tout accident grave de service

- un registre d’Hygiène et de Sécurité à disposition de tous les agents

- la tenue d’un CHS dès lors que la moitié au moins des représentants du personnel le demande

-la rédaction d’une fiche d’exposition aux risques cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR). Cette fiche, rédigée par le médecin de prévention nous permettra d’établir le lien entre l’exposition et la maladie et facilitera la réparation du préjudice

- une médecine de prévention aux services des agents de la Fonction publique territoriale afin de prévenir l’altération de la santé.

 

Et demain, exigeons dans tous les CHSCT

 

- Le maintien du paritarisme et du vote des élus

- Un CHSCT rattaché au centre de gestion dans les collectivités de moins de 50 agents

- Des CHSCT locaux dès lors que les risques ou les effectifs le justifient

- La formation des élus CGT dans les CHSCT et les comités techniques par la CGT

- Une médecine de prévention indépendante

- Le respect du pouvoir d’enquête, de la demande d’expertise au sein du CHSCT

- Un nombre de CHSCT suffisant pour œuvrer efficacement

- Des moyens alloués aux représentants du personnel tant dans les CHSCT que dans les Commissions de Réformes

- Des Commissions de Réformes qui émettent des avis dans les délais impartis et qui permettent aux agents de bénéficier d’une réparation du préjudice subi.

- Un accès au logiciel Prorisk ou tout autre logiciel mis en place par la CNRACL aux membres des CHSCT

 

 

Malheureusement, la santé des agents territoriaux ne cesse de se détériorer. L’employeur public doit prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé physique, psychique, mentale des personnes placées sous sa responsabilité. A défaut, sa responsabilité personnelle est engagée et il peut être poursuivi devant le tribunal correctionnel pour faute inexcusable dès lors qu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé l’agent et qu’il n’a pas pris les mesures pour l’en préserver.

 

L’employeur a, en termes de santé et sécurité au travail, une obligation de résultat !

Notre santé au travail nous appartient. Le droit à la santé au travail est un enjeu de santé publique majeur pour aujourd’hui et pour demain.

 

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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 11:01

Appel des organisations syndicales de la Fonction publique

 

Alors que selon une enquête IFOP de novembre 2010, les salaires sont redevenus la première préoccupation des fonctionnaires agents publics, 7 organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, CFDT, CFTC, FSU, SOLIDAIRE, UNSA, CGC) ont lancé ce jour, une pétition unitaire pour l’augmentation du point d’indice et le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000. Représentant la très large majorité des personnels, l’intersyndicale appelle à faire signer massivement cette pétition pour obtenir l’ouverture de négociations.

 

Signez la pétition en ligne ici 

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